Les entreprises ne savent pas optimiser le coût du cloud

Il y a quelques jours, le gestionnaire de parcs IT Flexera a dévoilé les résultats de son étude annuelle sur l’adoption du cloud. Ils sont l’occasion de constater que les entreprises continuent d’être séduites par le cloud mais aussi qu’elles ne savent toujours pas optimiser les coûts quant aux abonnements qu’elles souscrivent.

Le cloud a déjà convaincu une large majorité des entreprises

Si certains doutent encore d’une adoption massive du cloud par les entreprises, la statistique qui suit devrait les faire réfléchir : 94% des sociétés utilisent aujourd’hui le cloud.

En ce début d’année 2019, la réelle question n’est pas de savoir s’il faut avoir recours au cloud mais plutôt de faire le bon choix entre cloud public, cloud privé ou encore cloud hybride. D’ailleurs, le grand gagnant est assurément ce dernier puisqu’il séduit un nombre croissant d’entreprises.

61% des sondés ayant adopté le cloud public ont porté leur choix sur l’offre d’Amazon Web Services. 52% sont clients de Microsoft Azure, 19% de Google Cloud, IBM, Oracle ou encore AliBaba étant en retrait en séduisant 1 à 3% des sondés. Pour ce qui est du cloud privé, VMWare reste le fournisseur n°1. Vient ensuite OpenStack et, sur ses talons, Microsoft System Center.

Les entreprises continuent de surpayer le cloud

Il y a quelques mois, nous avions consacré un article sur les gaspillages liés au cloud. Eh bien, ces derniers sont toujours d’actualité si on en croit Flexera, et ce même si l’une des principales motivations des décideurs lorsqu’ils adoptent le cloud est de réduire les coûts.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les entreprises n’orientent que très rarement leur choix vers les tarifs les plus avantageux. Les fournisseurs ont beau proposer des remises particulièrement attractives aux entreprises qui s’engagent, par exemple, sur une durée donnée, rien n’y fait comme si elles craignaient que les offres qui leur sont proposées cachent quelque chose.

Ainsi, moins de la moitié des clients AWS se sont tournés vers l’offre AWS Reserved Instances pourtant parfaitement adaptée à de nombreuses structures tout en proposant un tarif inférieur. Le constat est le même pour les belles offres mises en place par Microsoft ou Google.

Souvent, les entreprises préfèrent ainsi souscrire des abonnements plus complets même si elles savent pertinemment que certaines fonctionnalités ne leur serviront à rien. Les dépenses réalisées en ce sens pèseraient lourd puisqu’elles correspondraient à 35% de leur budget cloud.

Voilà donc qui pourrait peut-être faire réfléchir certains décideurs…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.