Les fournisseurs de cloud étrangers enfin autorisés à bâtir des datacenters en Chine ?

Si, jusqu’à présent, les fournisseurs étrangers de solutions cloud n’ont pas le droit d’exploiter leurs propres datacenters chinois, les choses pourraient prochainement changer. Pékin désirerait infléchir sa position et une phase de test pourrait avoir lieu, les fournisseurs cloud étrangers devant toutefois limiter leurs implantations dans une zone géographique imposée par le gouvernement chinois.

Vers une ouverture de la Chine aux fournisseurs cloud étrangers ?

Depuis longtemps désormais, la Chine est un pays qui n’apprécie guère de voir des entreprises étrangères exercer une activité sur son sol. Toutefois, alors que des négociations sont en cours pour mettre un terme à la guerre commerciale qui oppose la Chine et les Etats-Unis, le régime de Pékin pourrait accepter de faire évoluer les choses.

Il faut dire qu’en accordant jusque-là l’autorisation de construire un datacenter et de l’exploiter qu’aux entreprises nationales (celles dont les investissements étrangers représentent moins de 50%), la Chine a conféré un avantage sans précédent aux fournisseurs cloud chinois. Alibaba et Tencent en ont d’ailleurs pleinement profité pour s’imposer sur un marché à très fort potentiel dans un pays qui compte plus d’un milliard d’individus.

IBM, Microsoft ou encore Amazon Web Services ont bien essayé d’exister sur le marché chinois en implantant des datacenters avant de confier leur gestion à des partenaires locaux mais le modèle a montré ses limites. Aussi, l’ouverture de la Chine aux fournisseurs cloud étrangers pourrait leur offrir de nouvelles opportunités.

Une ouverture sous forme de « test de libéralisation »

Si Pékin a décidé de montrer une ouverture, cette dernière reste très contrôlée. Ainsi, les possibilités offertes aux fournisseurs cloud étrangers resteront limitées dans un premier temps.

Eh oui, si la Chine devrait assouplir les conditions d’implantation des datacenters étrangers sur son sol (voir comment la France espère attirer les datacenters), une zone géographique pour ce « test de libéralisation » va être créée. Localisée dans le sud du pays, près de la ville de Guijang, cette zone de test sera celle où les fournisseurs de cloud étrangers pourront faire construire leurs nouveaux centres de données.

Selon plusieurs sources, les géants américains apprécieraient l’initiative du gouvernement chinois puisqu’elle leur permettrait de pouvoir (enfin) proposer leurs services en Chine sans un intermédiaire local.

Pékin a juste demandé que les fournisseurs cloud se montrent intransigeants en matière de protection des données de leurs clients.

Reste maintenant à savoir si cette ouverture est le premier pas vers une vraie libéralisation ou si elle n’est qu’un moyen « provisoire » d’apaiser les vives tensions avec les Etats-Unis.

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